Revue n°3: Boys don’t cry |Malorie BLACKMAN

boys-don-t-cry-268246-264-432

 

Editeur: Milan

286 pages

13€90 (broché)

Année de publication: 2011

Synopsis

Dante attend les résultats de ses examens. Le courrier qui lui ouvrira les portes de l’université. De sa future vie. Celle dont il a toujours rêvé. Mais quand on sonne enfin à la porte, ce n’est pas le facteur, c’est Mélanie. Son ex-copine, dont il n’a plus entendu parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien. Le leur. Etre père à 17 ans ? Il y a de quoi pleurer. Mais les garçons ne pleurent jamais…

Mon avis

Ce livre m’a énormément touché, de part sa différence. Parce qu’il aborde un sujet commun, si l’on peut dire puisque les histoires d’adolescentes enceintes il y en a beaucoup, mais très peu aborde le sujet des pères et encore moins des pères célibataires. Et pourtant ils existent. Malheureusement on ne leur laisse que très peu la parole en préférant rester sur le cliché des jeunes pères qui prennent leurs jambes à leur cou plutôt que d’assumer leurs responsabilités et qui laissent la mère assumer seule la responsabilité et tout ce qui va avec. C’est donc avec plaisir que j’ai découvert l’histoire de Dante. Au début, il est présenté comme un adolescent lambda qui attend sa lettre pour savoir s’il va être reçu à l’université. Il a une vie normale: les sorties avec ses amis, la vie quotidienne avec son père et son frère ponctuées de disputes et de chamailleries, une petite amie… Et puis soudain tout bascule. Quand son ex-petite amie, Mélanie, débarque avec un bébé et lui annonce que c’est le sien, avant de s’en aller en lui laissant leur fille Emma. Pour Dante c’est un sacré coup de tonnerre. Et pour son entourage aussi. Tout au long du livre, on suit les répercussions que cela présente et les réactions de Dante face à cela. Il y a d’abord le déni, le redus d’accepter la situation puis peu à peu viens l’acceptation et avec la joie mais aussi l’inquiétude et la peur. Parce qu’être père à 17 ans ce n’est pas simple. Surtout avec l’image que cela renvoie. Les gens ne sont pas habitués à ce que soit le père qui s’occupe seul d’un bébé et cela se ressent dans leurs réactions, en général assez hostiles. Et ces comportements compliquent davantage les choses. Dante essaye de garder la tête haute mais ce n’est pas si simple. D’autant plus qu’il a d’autres soucis à gérer, notamment les relations conflictuelles avec son père et ce qui se passe avec son petit frère Adam… Dante aurait parfois bien envie de pleurer mais comme on le dit « les garçons ne pleurent pas… ». Alors il fait face et commence à se battre. Pour lui et pour Emma. C’est l’un des points qui m’a le plus plu dans ce livre. La relation entre le père et sa fille. Une relation qui après des débuts hésitants, se révèle pleine de douceur et de tendresse. Ce que j’ai apprécié c’est que l’auteur n’a pas rendu cela gnangnan. Au contraire, elle a montré au travers du quotidien, ce que c’est que d’élever un enfant, surtout à un âge aussi jeune. Il y a la joie, l’amour mais aussi la colère, la peur et même le découragement. Cela donne une vraie réalité à l’histoire.

Une autre chose qui m’a énormément plu, c’est le thème de l’homosexualité qui est abordé dans l’histoire. Cela apporte une réflexion supplémentaire à propos du regard des autres et de la norme dans la société. Ces deux sujets sont d’actualité puisque ce sont des situations réelles, quotidiennes, pour beaucoup mais ils sont rarement abordés dans les romans avec autant de réalisme et d’émotions. Malorie BLACKMAN a parfaitement réussi à faire cela, à tel point que l’on a, par moment, l’impression de lire une biographie. J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur, et je pense lire ses autres oeuvres, notamment la série « Entre Chiens et Loups » dont j’ai beaucoup entendu parler.

Malgré tout, il y a quelque chose qui m’a un peu gêné dans l’histoire. Je trouve qu’il y a des longueurs par moment. Certains passages sont parfois un peu ennuyeux ou répétitifs et à cause de cela j’ai décroché à quelques reprises. Mais cela est rattrapé par des moments d’émotions assez intenses et une histoire très bien ficelée.

Ma note finale serait donc de 4.5/5. Ce n’est pas un coup de cœur, surtout à cause des longueurs, je n’aime pas décrocher d’un livre mais pour le reste je le recommande vivement à tout le monde, parce que c’est une incroyable leçon de vie.

A très vite pour une nouvelle chronique.

Em’.

 

Publicités

2 réflexions sur “Revue n°3: Boys don’t cry |Malorie BLACKMAN

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s